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ET BRIGITTE BARDOT INSPIRA LES CRÉATEURS...


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Retrouvez dans HUPSOO MAGAZINE – août 2022, notre cahier spécial DOUBLE B.

Découvrez notre Hors-série ET BRIGITTE BARDOT INSPIRA LES CRÉATEURS.



JE T’AIME… MOI NON PLUS


En 1967, Brigitte Bardot demande à Serge Gainsbourg de lui écrire

« la plus belle chanson d'amour qu'il puisse imaginer ».





Une passion comme il en existe peu


Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot se sont aimés intensément. Éperdument. Durant trois mois. Ils se rencontrent pour la première fois sur le tournage de "Voulez-vous danser avec moi ?", en 1959. Ébaubi par la splendeur de la jeune actrice, l’homme à la tête de choux est trop intimidé pour se lancer dans une tentative de séduction. Il l’ignore, mais Brigitte Bardot est également troublée par lui. Malgré leur attirance réciproque, la timidité l’emporte ; ils n’osent pas s’adresser la parole. Ils se recroisent en 1967 et cette fois, Serge Gainsbourg saisit sa chance. Il décide d’écrire une chanson à la jeune femme et lui demande, si à tout hasard, elle n’aurait pas un piano chez elle.


Le compositeur de génie souhaite lui faire écouter quelques-unes de ses compositions. B.B. donne rendezvous à Serge… Le cœur battant la chamade, il se lance et chante le titre Harley Davidson. La jolie blonde tente à son tour de fredonner la mélodie, mais elle a du mal à articuler, tétanisée par le trac. Quelques coupes de champagne suffiront pour que l’actrice retrouve son assurance habituelle et interprète le futur tube avec volupté ; déchiffrant parfaitement sa partition, incarnant son rôle de toujours : celui d’une femme libre, sensuelle et décomplexée. Serge Gainsbourg, captivé par la scène, envoûté par la voix, s’ébaudit de bonheur. C’est un véritable coup de foudre. Le lendemain, il s’empresse de faire livrer une caisse de Dom Pérignon au domicile de sa nouvelle égérie. Leur histoire d’amour commence – romantique et sensuelle.





Une relation brève d’une extrême intensité


Les jeunes amants se fréquenteront durant trois mois. Le couple mythique ne connaîtra aucun nuage. Un soir, B.B. demande à Serge de composer la plus belle des chansons d’amour, pour elle. Le chanteur s’exécute. Quelques heures plus tard, alors qu’il ne fait pas encore jour, il se poste au piano. Les trames de Je t’aime... moi non plus et Bonnie and Clyde sont tissées cette nuit-là. Gainsbourg souhaite enregistrer la voix de Bardot. Elle accepte immédiatement. Toutefois, les menaces de son mari Gunther Sachs pousseront les amants à ne pas commercialiser la chanson. Jane Birkin prendra par la suite la place de B.B. sur le premier titre, présenté au grand public en 1967.



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Une séparation déchirante


Bien que leur duo poétique file le parfait amour, Bardot vit mal la situation, déchirée entre son époux et son bien-aimé. Elle décide alors de rompre avec Serge Gainsbourg, juste avant de partir sur le tournage du film Shalako d’Edward Dmytryk, dans lequel elle partagera l’écran avec des acteurs britanniques de renom tels que Sean Connery, Stephen Boyd ou encore Honor Blackman.

« Serge était taraudé par l'angoisse de me perdre. Chaque retrouvaille était pour lui un miracle. Il comptait énormément pour moi, mais la situation était intenable, infernale », confiera l’actrice.


Le compositeur, inconsolable après leur rupture, n’oubliera jamais sa muse. Il composera l’année suivante une superbe chanson intitulée Initials BB. Le célèbre hommage musical – référence au sex-symbol ; sera repris plus tard par les publicités Guerlain.


Une connivence éprouvée


Bien qu’ils soient séparés, les anciens amants restent très complices, si bien que durant plusieurs années, ils se téléphonent tous les jours, tentant de conserver un semblant d’intimité.


Bardot s’éloigne lorsque Gainsbarre prend le pas sur Gainsbourg – qui perd pied, l’alcool accompagnant sa tourmente… Serge Gainsbourg meurt le 2 mars 1991 à Paris. L’actrice est écrasée de douleur. Elle a depuis confié que le décès de Serge fut une terrible épreuve et qu’elle ne l’oublie pas. « Depuis quarante-quatre ans, je pense à lui. Surtout aujourd'hui, vingt ans après son décès. Je songe souvent à cette phrase qu'il a prononcée ou écrit, je ne sais plus : "Lorsque Bardot m'a quitté, c'est comme si quelqu'un m'avait arraché le cœur avec les dents", affirmait-elle en 2016, lors d’une interview avec Paris Match. Une histoire d’amour passionnante et passionnelle, inspirante et éternelle



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CHIC, UN MILITAIRE


Lors d’un dîner organisé à l’Élysée en 1967, le Général de Gaulle aurait dit à Brigitte Bardot dès son arrivée : « Madame, je suis militaire et je suis en civil. Et vous qui êtes civile, vous êtes en militaire ! ». Les deux protagonistes se rencontraient pour la première fois et Yvonne de Gaulle se serait fermement opposée à cette invitation. D’autres sources rapportent qu’ils se seraient rencontrés deux ans plus tôt et que le président français aurait notamment évoqué le film Viva Maria de Louis Malle ; un long métrage qu’il adorait, dans lequel Brigitte Bardot donnait la réplique à Jeanne Moreau.


Depuis le Général de Gaulle, aucun président de la République ne trouve grâce à ses yeux. B.B. a d’ailleurs écrit à Emmanuel Macron au sujet d’une de leurs entrevues, il y a quelque temps, et a conclu sa lettre par ces mots : "Maintenant que j’ai pu apprécier vos incompétences à leur juste valeur, je vous ai encore SURESTIMÉ". C’est dire à quel point celle qui n’hésite pas à enfiler un gilet jaune ou à plébisciter Marine Le Pen n’apprécie pas le gouvernement actuel. L’actrice n’eut jamais d’admiration pour un autre président que Charles de Gaulle.


Une estime réciproque puisqu’il a décidé de faire de Brigitte Bardot sa Marianne. Quelques jours avant l’annonce de cette grande nouvelle, B.B. avait été conviée à l’Élysée, malgré la méfiance d’Yvonne de Gaulle qui était fortement agacée que son mari invite "l’actrice sulfureuse" vue dans

Et Dieu…créa la femme, parmi d’autres artistes au dîner des Arts et des Lettres. Mais son mari aura le dernier mot. Lors de cette soirée exceptionnelle, l’icône aurait lancé au Général de Gaulle : "Mais Charles, vous n’y pensez pas !"


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Le 5 décembre 1967, Brigitte Bardot pénètre dans le Palais présidentiel vêtue d’un pantalon noir et d’une tunique à galons, une tenue conseillée par le Premier ministre de l’époque, Monsieur Georges Pompidou – qui lui avait suggéré de porter un uniforme. Elle est donc arrivée en "pyjama à brandebourgs" (expression d’André Malraux) et ne manqua pas de se faire ainsi remarquer parmi les autres convives féminines portant habituellement des robes de cocktail.


Une stratégie judicieuse. "Ah, c’est vous ! De loin, je vous avais prise pour un militaire" aurait déclaré le Général de Gaulle, heureux d’accueillir son idole de cinéma. « À cet instant se trouvent face à face les deux Français vivants les plus connus au monde », exprimaient en 2017 Jacques Santamaria et Patrice Duhamel dans leur livre L’Élysée, histoire, secrets, mystères. Un dîner unique – qui sera le premier et aussi le dernier, car leurs routes ne se recroiseront jamais. En toutes circonstances, Brigitte Bardot savait se mettre en lumière. En arborant une tenue formelle dans un contexte formel tout en étant informelle, B.B., a, comme toujours, réussi à se démarquer.



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À L'ORIGINE DU BYBLOS


Construit sur la plus haute colline de Saint-Tropez, le Byblos est un somptueux palace de style néo-provençal, élaboré à la manière d’un hameau VIP. L’institution tropézienne comprend plusieurs bâtisses aux façades ocres et beurre frais offrant une vue imprenable sur la grande bleue. Ces maisons de caractère aux patines azuréennes abritent un mobilier précieux, des tissus délicats, des statues gréco-romaines, ainsi que des mosaïques anciennes et des céramiques de Vallauris. Cette enceinte aux charmes nobles, comparable à une forteresse irréductible, compte 91 chambres lumineuses dont 50 suites sublimes, toutes différentes ; savamment décorées dans un esprit méditerranéen.





Avec sa piscine à 28 °C, ses fontaines romantiques, ses placettes ombragées, son bar lounge, son potager agroécologique en permaculture et ses deux restaurants gastronomiques, le Byblos est un véritable oasis de tranquillité au cœur du village de Saint-Tropez. Ajoutez à cela un spa luxueux, deux salles de fitness, un centre de bien-être alliant prestige et discrétion et vous aurez une idée de la perfection des lieux. L’établissement varois héberge également les fameuses Caves du Roy, night-club réputé dans le monde entier. Berceau d’excellence, le Byblos se démarque des hôtels de luxe tapageurs de la Riviera française et accorde à sa clientèle, un service haut de gamme honorant l’élégance française, dans un cadre incomparable.


Depuis 2007, le Byblos développe chaque année des collections exclusives en série limitée, choisissant ses partenaires parmi les grandes maisons de luxe telles que Rolls-Royce, Dom Pérignon, Missoni, Goyard, Sisley, Audemars Piguet, entre autres. L’établissement mythique propose des matrices d’exception. Œuvres d’art, créations originales, épicerie fine, art de la table, linge de maison, expériences inoubliables… Inscrivez-vous à leur bulletin d’information pour recevoir en exclusivité leurs offres mensuelles.



Un Palais des mille et une nuits inspiré par Brigitte Bardot


Par amour, on peut soulever des montagnes, dit-on… Le Byblos incarne cet adage ! Selon la légende, probablement romancée, ce sont des sentiments passionnés qui auraient engendré sa construction. L’attrait. – L’espérance. – Une entreprise de séduction motivée par celle qui était considérée comme la plus belle femme du monde à l’époque. Une moue boudeuse, des lèvres sensuelles, un regard intense et charbonneux… Deux initiales qui ont inspiré Gainsbourg et de nombreux soupirants. B comme bikinis, blondeur – beauté, bonheur. Double B que l’on retrouve d’ailleurs dans le mot Byblos. Comme un hommage implicite à l’évolution des mœurs insufflée par l’actrice, l’anagramme de Byblos est lobbys. À l’instar des groupes de pression défendant leurs intérêts auprès des décideurs politiques, Bardot influence les femmes de son temps en imposant son style émancipé, bousculant les règles établies, à la ville comme au cinéma.


Dès la fin du XIXᵉ siècle, les artistes et célébrités littéraires commencent à séjourner à Saint-Tropez. Le village baigné de lumière attise les curiosités. La bourgeoisie française et internationale, ainsi que les acteurs en vogue, ne tardent pas à emboîter le pas. L’heureuse rencontre entre Brigitte Bardot et Roger Vadim lors du tournage de "Et Dieu créa la femme" sur la presqu’île, engendre l’explosion médiatique de l’actrice. Le film sorti en 1956 fait scandale. Il révolutionne les codes de la société et du septième art. L’effet B.B. est en marche.


Son irrésistible beauté déchaîne les passions, notamment celles d’un homme d’affaires d’origine libanaise répondant au nom de Jean-Prosper Gay-Para. À l’autre bout de la Méditerranée, le riche magnat voue un véritable culte à Brigitte Bardot et désire édifier un "Palais des mille et une nuits" en son honneur, espérant la séduire. Il choisit de nommer ce lieu de rassemblement mondain Byblos, référence aux amours d’Aphrodite et Adonis qui se seraient aimés dans le village de pêcheurs éponyme, dont les premières traces d’occupation humaine remontent au néolithique.


Les travaux débutent en 1965. Le projet défraie la chronique. L’inauguration du Byblos se prolonge durant trois jours de fêtes programmés les 27, 28 et 29 mai 1967, en présence de Brigitte Bardot et Mireille Darc, marraines de l’événement. La même année, à cause de la guerre des Six Jours déclenchée en Israël, Jean-Prosper Gay-Para doit retourner au Liban. Il se sépare du Byblos (quelques mois seulement après son inauguration) et renonce à ses aspirations romantiques envers le sex-symbol des années 1960.


En septembre 1967, l’homme d'affaires Sylvain Floirat devient l’heureux propriétaire des lieux. En 2001, son arrière-petit-fils Antoine Chevanne devient directeur de l’établissement tropézien, puis du Groupe Floirat en 2006. L’hôtel obtient le prestigieux label palace en 2012. L’année suivante, le nouveau concept culinaire d’Alain Ducasse nommé Rivea remplace le Spoon et en 2019, le Cucina Byblos succède à Rivea. La même année, le Byblos ouvre sa plage privée (Byblos Beach) à Pampelonne dans la commune de Ramatuelle. En 2020, le restaurant Arcadia ouvre au bord de la célèbre piscine du Byblos.



Le Byblos, palace des stars, star des palaces


Au sein même de l’ancien village de pêcheurs, dans le golfe de Saint-Tropez et plus largement sur la Côte d’Azur, vous n’avez que l’embarras du choix lorsqu’il s’agit de réserver votre séjour dans un hôtel de luxe. Le Byblos tire indiscutablement son épingle du jeu en s’imposant dans une autre catégorie : celle des légendes ! Sa réputation est telle que le palace quintuplement étoilé est plus fréquemment associé à Saint-Tropez qu’au petit port du pays des cèdres dont il a emprunté le nom.


Une success story qui s’explique par la localisation exceptionnelle de l’hôtel, à deux pas de la place des Lices, associée à des prestations de haut standing qui ont attiré les artistes et acteurs français de la Nouvelle Vague tels que Johnny Hallyday, Michel Polnareff, Mireille Darc, Brigitte Bardot, Eddie Barclay, entre autres ; les grands noms du show-business et les stars internationales, à l’instar de Mick Jagger, Elton John, Romy Schneider, Jack Nicholson, Grace Jones et tant d’autres.



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ET DIEU… CRÉA LA FEMME


En 1956, Et Dieu… créa la femme fait scandale et donne naissance au mythe Bardot. Selon la thèse défendue par Antoine de Baecque, le film de Roger Vadim fut la réalisation fondatrice de la Nouvelle Vague – mouvement du cinéma français né à la fin des années 1950 et qui a duré jusqu’à la fin des années 1960.


Un film culte, un scandale et le commencement d’une révolution culturelle… Et Dieu… créa la femme est une bombe "sans retardement". Un succès populaire qui propulsa la jeune actrice de 22 ans au rang de superstar avec près de quatre millions d’entrées. Le visage de Brigitte Bardot est certes déjà connu du grand public, mais son minois irrésistible entre véritablement dans la légende grâce à son personnage à la fois ingénu et provocant, attirant tous les regards. En magnifiant la splendeur, l’effronterie et la sensualité de sa compagne, Roger Vadim crée un mythe moderne. Un scénario conventionnel. Un érotisme puissant. C’est une onde de choc qui ébranle le monde du cinéma et influence les mentalités, les mœurs, la mode, et ce, durant de nombreuses années.



Le succès triomphal de Brigitte Bardot encourage toute une génération à se libérer des carcans moraux d’une société surannée. On redéfinit les relations interpersonnelles, la famille, l’amour, le couple et la sexualité. Dans l’imaginaire collectif, le cadre du film et son intrigue sont un appel révolutionnaire en faveur de l’évolution des mœurs. Tourné dans un CinémaScope époustouflant, le film contribue à faire du lieu de son action, Saint-Tropez, une destination de prédilection pour vivre plus librement et assouvir ses passions.


Postérieurement, l’ancien village de pêcheurs deviendra le décor de plusieurs films français à succès, tels que Le Gendarme de SaintTropez, La Piscine… L’image de la dolce vita inspirera les réalisateurs de nombreux films de la Nouvelle Vague, tels que les "contes" d’Éric Rohmer, Adieu Philippine de Jacques Rozier et l’apogée stylistique de Jean-Luc Godard : Le Mépris, où ce dernier confiera ses propres réflexions concernant le mythe B.B. La boucle est bouclée et confirme que ce fut bien le sex-symbol qui embrasât les esprits.




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